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Écoles militaires
de Bourges

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Historique de l’école du matériel (1943 – 2010)

Héritière de l’École Supérieure et d’Application du Matériel (ESAM) et insérée aux écoles militaires de Bourges (EMB), l’école du matériel a repris depuis le 1er août 2009 le flambeau de la formation des maintenanciers de l’armée de terre et des autres armées. Voici son historique :

  • Création à MEKNES en 1943.
    En 1943, la conférence des alliés à ANFA sonne l’heure du réarmement des unités françaises. Elle révèle l’importance de la maintenance des matériels techniques et des personnels amenés à les soutenir. Afin d’assurer la formation des spécialistes du nouveau service du Matériel de
    la 1ère Armée française commandée par le général de Lattre de Tassigny et de l’ensemble du corps expéditionnaire français, la 1ère école des spécialistes du Matériel est créée au Maroc à MEKNÈS en 1943. Elle assure la formation de l’ensemble des officiers et des sous-officiers du Service qui interviendront au plus fort des combats au profit des unités françaises et alliées lors des campagnes de France et d’Italie.
  • Installation à Bourges dès 1945.
    Une fois le territoire national libéré, le service du Matériel poursuit son effort en expérimentant de nouveaux matériels, créant de nouvelles structures et ouvrant de nouveaux centres de formation à Bourges et Fontainebleau. C’est ainsi qu’une nouvelle école, héritière de MEKNÈS, s’implante à Bourges et prend l’appellation d’École Militaire du Service du
    Matériel (EMSM) le 1er janvier 1945 et s’installe alors dans les quartiers Auger et Carnot, qui avaient abrité jusqu’alors les 1er et 37ème régiments d’artillerie. Commandée par le lieutenant-colonel Joyon, elle reçoit ses premiers stagiaires le 9 mars 1945. L’école de Fontainebleau ouvre quant à elle en août 1946, et devient portion centrale de 1948 à 1966, Bourges étant annexe durant cette période.
  • Pérennisation de l’école à Bourges.
    Depuis sa création en 1945, l’école de Bourges forme de façon exemplaire et sans interruption des milliers de spécialistes au profit des unités de combat de l’armée française. L’école voit sa consécration en avril 1960, lorsque celle-ci reçoit l’appellation d’ « École supérieure et d’application du Matériel ». Son nouvel étendard lui est solennellement remis le 25 septembre 1961. Bourges et Fontainebleau instruisent alors en moyenne, chaque année, 3 000 élèves répartis sur une centaine de cours et de stages. L’importance du rôle de l’École est scellée en juin 1965 par la visite du général de Gaulle, président de la République.
    C’est à partir de cette époque que le commandement décide de regrouper à Bourges l’ensemble de la formation et des infrastructures de l’ESAM : la construction d’une école neuve commence.
  • Développement des spécialités.
    Bourges reçoit la mission de former les cadres-maintenanciers qui rejoignent très rapidement leurs camarades en Extrême-Orient : spécialistes automobiles et engins blindés, administrateurs comptables et électromécaniciens des systèmes de défense anti-aérien. À Fontainebleau sont assurés les cours « administration », « optique » et « munitions ».
    Le conflit en Indochine exige toujours plus de cadres et de spécialistes : en avril 1948, de nouveaux cours voient le jour avec une formation au dépannage des chars, une autre dédiée à la réparation de l’armement et enfin une dernière, au soutien du matériel électronique. Puis en Algérie, de nouvelles doctrines d’emploi voient le jour avec l’utilisation de l’hélicoptère comme moyen tactique, transportant et appuyant les troupes au sol. Pour
    répondre à ce nouveau défi, le commandement confie à l’école, en 1956, la création d’un cours de formation des spécialistes de l’aviation légère de l’armée de terre. Le cours aéromobilité forme alors les futurs mécaniciens navigants.
    A partir des années 70, le Matériel continue d’étendre ses compétences en incorporant les services du matériel du génie et des transmissions. La formation offre alors de nouveaux cursus dans les spécialités techniques engins blindés et matériels du génie, mais propose également des cursus correspondants aux dernières avancées technologiques du champ de
    bataille : électronique d’armement et optronique sans oublier les techniques informatisées de gestion et de comptabilité. En 1976, le Matériel connaît la consécration en devenant arme. L’école du matériel accueille alors ses premiers officiers de recrutements direct et semi-direct issus des écoles de Coëtquidan.
    Depuis les années 80, l’ESAM participe à l’élaboration de la doctrine d’emploi des formations du Matériel. Elle suit de près l’évolution de la logistique, participe activement aux expérimentations techniques et tactiques en cours et les manœuvres à caractère logistique.
    A l’aube des années 90, l’ESAM est devenue le pôle d’excellence de la maintenance de l’armée de terre et prend également une envergure interarmes, interarmées et interministérielle.
  • Adaptation à l’après guerre froide et aux nouvelles générations de matériels.
    Dans les années 90 et 2000, l’école poursuit son adaptation aux techniques modernes, dans les domaines de la doctrine, de la simulation opérationnelle et de la mise en œuvre de nouveaux matériels tels que le système LECLERC, le véhicule blindé de combat d’infanterie VBCI, le
    camion d’artillerie CAESAR ou l’hélicoptère TIGRE. L’ESAM connaît en outre
    d’importantes réalisations en infrastructure depuis une trentaine d’années : un amphithéâtre, une infirmerie, un cours pyrotechnie, un cours génie et un stand de tir sortent de terre. Un nouveau complexe sportif voit le jour et en 1994, le bâtiment MEKNÈS dédié à la formation des officiers de la maintenance. Des installations ultramodernes nécessaires à la formation des spécialistes du char Leclerc sont réalisées en 1995. De 1996 à 2008, le bâtiment « Hangar Universitaire » de la division technique mobilité DTM connaît une complète restauration.
    Les années 2000 voient le rôle de l’école s’intensifier sur le plan international. La décision de réaliser en commun, à Fassberg et à Bourges, l’enseignement de la formation Tigre assisté par ordinateur, est prise en décembre 2000. Internationalement connue, l’ESAM entretient des relations suivies avec ses homologues étrangères, notamment avec l’école
    britannique d’Arborfield, mais aussi dans le cadre de jumelages avec l’école de la maintenance allemande d’Aix-la-Chapelle et avec l’école italienne de la maintenance, la SCUTEM de Rome, en 2002.
    En 1999, avec la professionnalisation des armées, il revient à l’ESAM la mission de préserver et de transmettre le patrimoine historique et les traditions de l’arme du Matériel. Ainsi, le musée du matériel, érigé à l’intérieur de l’enceinte de l’école, préserve l’héritage des maintenanciers depuis la Révolution et l’Empire, jusqu’à la fin du XXème siècle.
  • « Bien apprendre pour mieux servir ».
    Cette devise devient celle de l’école en 2001. Par la qualité de la formation dispensée, sa volonté d’être en permanence en phase avec les évolutions géopolitiques, technologiques et opérationnelles, l’ESAM est une grande école qui contribue largement, dans son domaine, au succès des forces terrestres françaises en opérations extérieures, dans leur entraînement quotidien en France et dans leurs missions de sécurité intérieure. Depuis sa création, l’école du Matériel, héritière de l’École Supérieure et d’Application du Matériel, de l’École Militaire du Service du Matériel de Bourges et de l’école de MEKNÈS, a assuré une formation
    générale, technique et professionnelle à près de 200 000 élèves.
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